C’était le dernier samedi d’avril, dans le beaujolais, Viviane s’était unie à Edouard au cours d’une belle journée qui aurait pourtant pu mal tourner. Tout était réuni pour que le moment soit exceptionnel et qu’il reste dans les mémoires de chacun grâce aux photos qu’allaient délivrer Eric, le photographe officiel.

C’est la maman de la mariée qui avait choisi Eric, elle l’avait rencontré au salon du mariage, il se baladait entre les stands et avait autour du cou deux gros appareils photo professionnels. Elle était convaincue et sa détermination n’avais pas laissé place à la discussion avec sa fille.

« Ne vous inquiétez pas, il y avaient beaucoup d’autres photographes, mais lui je l’ai tout de suite repéré ! C’est lui qu’il vous faut ».

Mais voilà, si Eric avait déjà accompagné quelques professionnels confirmés comme second shooter, le voici pour la première fois seul au commande pour son première mariage, sa première saison. Lors des préparatifs, un malaise s’installa.

Viviane raconte.

« Chez le coiffeur, j’ai remarqué que quelque chose n’allait pas. Eric ne semblait pas satisfait des clichés qu’il faisait et n’hésitait pas à les refaire cinq, six fois, voire plus. Je me disais au début que c’était peut-être parce que je faisais une sale tête à chaque fois. Au bout d’un moment il m’expliqua qu’il avait des problèmes pour gérer la lumière. J’ai pris son boitier et je l’ai configuré en priorité ouverture – Eric était en manuel – , ISO automatique etc… Il me remercia et semblait presque satisfait après chaque déclenchement. »

Eric a eu de la chance, Viviane a gardé de bon reste de l’époque où elle fréquentait le club photo de son lycée.

Nous avons depuis contacté Eric pour connaitre ses impressions, très peu bavard, on retiendra cette phrase empreinte d’optimisme :

« Ça va le faire, je n’ai que trois autres mariages, il y aura forcément un ou deux photographes expérimentés parmi les invités ».

Commentaires Facebook. Soyons fous.